Si vous cherchez un prestataire pour refaire ou créer votre site web, un terme va revenir très régulièrement : on vous vendra toujours un site sur-mesure.
Mais c’est quoi, un site sur-mesure ?
Parce que dans les faits, ce mot est utilisé pour tout et n’importe quoi. Et surtout, il est rarement expliqué.
Mon sur-mesure à moi
Dans mon cas, quand je parle de sur-mesure, je pars d’une page blanche. Pas de thème acheté ou de structure imposée. Pas de “on adapte ce qui existe déjà”.
Je construis le site en fonction du projet, pas l’inverse.
Avec un designer quand c’est possible, ou directement avec le client, on part de l’identité de la marque et on la traduit en interface, et ça change beaucoup de choses:
- la structure des pages n’est pas copiée ailleurs (ni existante chez un concurrent)
- les composants sont pensés pour un usage précis
- le code est écrit pour ce site-là, pas pour “tous les sites”
Ce n’est pas juste une question de design, c’est une logique complète : comment le site fonctionne, comment il évolue, comment il reste maintenable dans 2 ans.
Un autre type de sur-mesure
À l’opposé, il a les prestataires qui partent d’un thème existant.
Un template acheté une cinquantaine d’euros, parfois un peu plus. Ensuite, on change les couleurs, les polices, on remplace les textes, et le site est “sur-mesure”.
Je ne dis pas que c’est mauvais, ça peut être efficace, rapide et pas cher. Ce qui est une qualité pour énormément de projets.
Mais il faut être clair sur ce que c’est: ce n’est pas une création, c’est une adaptation.
C’est aussi pour ça que je conseille toujours de poser la question directement au prestataire :
tu pars d’un thème ou pas ?
Parce que ça change :
- le prix réel du travail
- la marge de manœuvre future
- et souvent la durée de vie du site
Et si on vous vend un “sur-mesure” basé sur un thème acheté 59€, c’est normal de vouloir le savoir.
La problématique
Au fond, le problème est surtout un problème de mots. “Sur-mesure” est devenu un mot un peu vide.
Tout le monde l’utilise, parce que ça sonne bien. Parce que ça rassure, mais dès qu’on gratte un peu, on met des choses très différentes derrière ce mot.
Certains vont dire que leur valeur est dans la stratégie, les textes, la réflexion. Et ce n’est pas faux, mais l’un n’empêche pas l’autre! On peut avoir un site 100% créé pour l’occasion, performant, au design innovant, avec un argumentaire marketing cohérent par rapport à votre besoin.
La vraie question soulevée par l’utilisation assez permissive faite de ce terme c’est où on place le travail de quelqu’un qui code un thème WordPress en HTML, PHP, CSS et JavaScript, à partir de maquettes faites par un designer et construit un système complet pour un client précis ? Un site qu’on ne retrouvera nul part ailleurs, et qui sera toujours une base idéale pour évoluer car n’étant pas réaliser sur un logiciel limitant.
Pour designer mon travial, on m’a déjà parlé de “haute couture”. C’est flatteur, mais ça donne aussi une image un peu fausse : quelque chose de rare, presque inaccessible.
Alors que non.
Le sur-mesure, ce n’est pas un label premium. C’est juste une façon de travailler proprement : partir du besoin réel, et construire autour. Même si on peut penser, à tord, que développer un site c’est très long et couteux, ce n’est pas forcément le cas. C’est toujours un budget, évidemment, mais il m’arrive souvent d’être aussi compétitif que des entreprises qui vendent des thèmes adaptés en quelques heures.
La transparence du prix
Au final, la valeur clé reste la transparence. Il m’arrive très régulièrement d’expliquer à certaines personnes me contactant que je ne suis pas le prestataire idéal pour leur besoin. Soit budget trop petit, soit projet trop grand. Dans ce cas, je dirige toujours vers un partenaire de confiance qui saura prendre la relève de manière adéquate.
Le problème n’est pas le sur-mesure.
Le problème, c’est quand le mot ne veut plus rien dire.
